Epinal est Charlie

Suite aux attentats ayant touché la rédaction de Charlie Hebdo, les marques de soutien ont été nombreuses sur l’ensemble du territoire français. Parallèlement aux défilés, sur les réseaux sociaux, les citoyens de la ville d’Épinal ont émis le souhait de voir réaliser un monument symbolisant la défense de la liberté d’expression en plein coeur de la ville.

Samedi et dimanche derniers, des défilés ont été organisés partout en France et ailleurs, afin d’honorer la mémoire des 17 victimes des attaques s’étant déroulées dans les locaux de Charlie Hebdo ainsi qu’à la Porte de Vincennes au cours de la semaine passée. Les cortèges ont ainsi déambulé dans de nombreuses villes, les grandes comme les plus petites.

Épinal, chef-lieu du département des Vosges, n’a pas manqué à l’appel. Dimanche après-midi, la ville a réuni environ 12 000 personnes lors d’une marche républicaine appelant à l’union et la liberté d’expression. Parallèlement, les spinaliens ont émis une idée largement relayée sur les réseaux sociaux. Une envie qui exprime le souhait des habitants de voir la Mairie ériger un monument symbolique en mémoire de cette tragédie, fut-il temporaire. Arrivée sur le bureau du député-maire Michel Heinrich (UMP), la suggestion jugée symboliquement forte a immédiatement été validée. A l’heure où les arbres de Noël n’ont plus leur place au cœur des municipalités, la Ville a ainsi décidé de tailler son sapin comme on taille un crayon.

crayon_charlie_epinal_montage

Symbole de la liberté d’expression mise à mal par l’assassinat des caricaturistes-journalistes, le crayon est sans aucun doute l’un des emblèmes les plus présents dans les cortèges des différentes marches. Porté sur l’oreille, brandi ou dessinant, il catalyse en lui seul un droit inaliénable qu’on a tenté d’anéantir ce mercredi 7 janvier 2015.

nation

Aussi, c’est en adéquation avec le mouvement national que la Mairie d’Epinal a fièrement transformé son sapin de Noël de la place des Vosges en crayon à papier de 5 mètres de haut, de la même façon que le temps des fêtes s’est brutalement transformé en celui de la lutte.

 

Crédits photos : Lucille Clerc ; Stéphane Mahé / Reuters

Tweet about this on TwitterShare on FacebookShare on Google+Pin on PinterestEmail this to someone