La FIAC dans les jardins de Paris

La fin du mois d’octobre sonne l’arrivée de la semaine de l’art contemporain à Paris ! Si les galeries sélectionnées par la FIAC et Officielle se retrouvent au Grand Palais et à la Cité de la mode et du design pour présenter leurs artistes, l’événement investit également le Jardin des plantes et celui des Tuileries dans sa version hors-les-murs. Une rencontre entre création artistique et environnement naturel, accessible à tous.

La FIAC au Jardin des Plantes

Depuis maintenant 5 ans, le Muséum d’Histoire Naturelle de Paris s’associe à la FIAC et propose un parcours d’œuvres dans ses différents espaces. Dans son jardin, les artistes invités se retrouvent autour d’une thématique : la nature. Une balade-découverte à effectuer seul ou accompagné d’un des élèves de l’École du Louvre, spécifiquement présents pour assurer la médiation.

Cette année, 16 artistes y seront présentés. Parmi eux :

Henrique Oliveira // Cet artiste brésilien propose pour l’occasion Boxoplasmose (2011), l’une de ses fameuses sculptures en bois de taille impressionnante, dans la lignée de celle intégrée à l’architecture du Palais de Tokyo (Paris). Une forme organique semble vouloir envahir l’espace à proximité, en faisant exploser les parois d’un réceptacle qui la contient.

Henrique Oliveira Boxoplasmose 2011 - Courtesy Galerie GP & N Vallois © Aurélien Mole

Haegue Yang // Avec Seat of Grandeur at Villeperdue (2015), cette artiste coréenne présente une œuvre imposante réalisée à partir d’une souche d’if vieille de plusieurs centaines d’années. Haegue Yang y a intégré différents objets décoratifs donnant à l’arbre coupé une fonction d’objet, tel un meuble installé au cœur du Jardin.

Haegue Yang - Seat of Grandeur at Villeperdue 2015

Virginie Yassef // Cette artiste française installe L’Objet du doute (2013), en bordure d’une allée du Jardin. Sculpture massive figurant un arbre déraciné, cette œuvre était intégrée à l’un des parcours de la Nuit Blanche en 2013. Visiblement inerte, ce tronc s’avère animé par une force le poussant à tenter de se relever… avant de retomber.

virginie yassef

Christoph Rütimann // Cet artiste suisse propose une performance inédite dans la grotte de la serre du Jardin des Plantes intitulée Cactuscrackling in the grotto (2015). Sur des cactus et des objets servant au jardinage, il installe des capteurs sonores afin d’interpréter un concert d’un nouveau genre le 20 octobre.

Grandes serres du Jardin des Plantes Paris © FG Grandin mnhn

Piero Gilardi // L’artiste italien, créateur d’un Parc d’art vivant à Turin, présente Orticello (1966). Fragment de jardin fait de mousse polyuréthane, cette œuvre semble être un prélèvement potager introduit dans un milieu où il dénote volontairement. La nature transgresse ainsi les limites qu’on lui impose. A noter, Piero Gilardi sera également représenté par la galerie Semiose aux Docks – Cité de la mode et du design pour Officielle.

Piero Gilardi - Orticello, 1966 Courtesy Semiose galerie, Paris. © Rebecca Fanuele

Gilles Barbier // Avec son installation Still Library (2014), cet artiste français née au Vanuatu montre une végétation luxuriante envahissant le mobilier et les piles de livres d’une bibliothèque qu’on imagine abandonnée. A noter, une seconde œuvre de Gilles Barbier est visible dans la nef du Grand Palais.

Gilles Barbier - Still Library, 2014 Courtesy Galerie GP & N Vallois, Paris © Aurélien Mole

Le Jardin des Tuileries

Depuis 2006, le Domaine national du Louvre et des Tuileries accueille chaque année dans son jardin des œuvres figurant au programme de la FIAC hors-les-murs. Ses allées, ses pelouses et ses bassins sont ainsi investis par des créations s’inscrivant dans un parcours à l’air libre. Comme au Jardin des plantes, des étudiants de l’École du Louvre se chargent de la médiation durant la semaine de l’art contemporain.

Cette année, 18 artistes y ont été conviés. Parmi eux :

Adrien Missika // Cet artiste français présente Ciudad Jardin (2015), véritables jardins suspendus au coeur d’un jardin. Des plantes contenues dans des jardinières recouvrent petit à petit les structures métalliques qui les soutiennent, les transformant progressivement en tours végétales. A l’ère des jardins verticaux, cette installation fait se confronter deux visions de la gestion de la nature en un même lieu.

Adrien Missika, Higher Future 2015 Courtesy Galerie BUGADA & Cargnel © Martin Argyroglo

Eric Hattan // Une sculpture discrète mais sonore pour cet artiste suisse. Sans crier gare (2015) est une œuvre utilisant des enregistrements de cris inspirés de Tarzan, provenant de haut-parleurs installés en hauteur. Le paisible Jardin des Tuileries se transforme en jungle durant la FIAC !

Eric Hattan - Sans crier gare (version 2015) Courtesy de l'artiste et Galerie Hervé Bize Nancy

Xavier Veilhan // L’artiste français confronte la géométrie du Jardin des Tuileries aux lignes d’une structure tissée de fils d’acier inoxydable. Rayons (2015) joue avec la transparence et crée des architectures quasi impalpables au sein de cet espace rigoureusement délimité qu’est le jardin à la française.

Xavier Veilhan - Les rayons 2012 Vue d'expo Veilhan at Hatfield promenade © Robert Burton - ADAGP Paris 2015

La Maison de la Radio

Pour la première fois de son histoire, la FIAC investit la Maison de la Radio. Plusieurs de ses espaces sont ainsi occupés cette année par des œuvres d’art contemporain inscrites dans un parcours sonore qui fait écho aux installations situées sur les Berges de Seine.

Une dizaine d’artistes y présentent leurs œuvres. Parmi eux :

Erik Samakh // La Nuit des abeilles (2015) investit la nef végétalisée de la Maison de la Radio. Après avoir intégré l’un des parcours de la Nuit Blanche début octobre, cette œuvre sonore faite d’enregistrements amplifiés des sons produits par des insectes, des oiseaux et des batraciens débarque à la Maison de la Radio. Une version immersive de l’introduction de la nature dans l’art contemporain.

Erik Samakh La nuit des abeilles 2015 © H.BERAUD RF

FIAC et OFFICIELLE se déroulent durant la semaine du 19 au 25 octobre 2015. Les œuvres présentées dans les jardins s’inscrivent dans le Paris de la COP21, et seront ainsi exceptionnellement visibles jusqu’en décembre.

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