12 idées cadeaux pour un Noël végétal

L’entrée dans le mois de décembre annonce l’arrivée à grands pas des fêtes de Noël. Si vous êtes à la recherche de cadeaux à offrir, La Brèche Urbaine vous donne quelques idées pour ajouter une touche végétale au pied du sapin.

1 – La suspension MILO de chez Lightovo

Cette lampe en verre, qui peut accueillir de nombreux types de plantes, permet d’intégrer de la végétation dans toutes les pièces, même les plus sombres ! Dotée d’une LED émettant une lumière proche de celle du soleil sans pour autant émettre de chaleur, MILO peut contenir un grand nombre de variétés végétale ! A poser ou à suspendre, cette lampe existe en plusieurs tailles. A noter : le réceptacle en verre est livré avec un pot en bois d’érable.

Prix : A partir de 149 €

2 – Moules à fruits d’Alsagarden

Si vous avez la chance d’avoir un verger ou un potager, les moules à fruits vous sont destinés. A vous les concombres en forme de cœur, les pastèques carrées, les tomates en étoiles ou encore les poires à l’effigie de Bouddha ! Faites pousser vos fruits et légumes dans un de ces moules et vous récolterez des végétaux aux formes complètement improbables !

Prix : à partir de 8 €

3 – Clés USB en bois de chez Oooms

Pour donner une touche forestière à votre environnement multimédia, la société néerlandaise Oooms a conçu une série de clés USB 2.0 façonnées dans du bois véritable. Taillées à partir de branches tombées au sol, elles ont une capacité allant de 2 Gb à 16 Gb et, bien sûr, absolument unique.

Prix : de 19,95 € à 34,50 €

4 – Les bijoux et porte-clés végétaux de miniCACTUS

Porter un végétal comme bijou est aujourd’hui possible grâce à miniCACTUS. Cette société basée dans le Sud-Ouest de la France réalise des pendentifs et des porte-clés composés d’une capsule à l’intérieur desquelles est abritée une petite plante. Installé dans son mini terrarium, le végétal poursuit sa croissance et ne demande que très peu d’entretien (un arrosage par mois). Au bout de quelques mois, il suffit de rempoter la plante pour qu’elle puisse poursuivre sa croissance à l’air libre. Près d’une trentaine de modèles sont disponibles.

Prix : A partir de 3,50 €

5 – Pot de fleur intelligent MEG

Connecté à votre smartphone ou votre tablette (iOS ou Androïd), le pot de fleur MEG vous guide dans l’entretien de vos plantes. Après avoir répondu à plusieurs questions, vous pouvez même paramétrer un arrosage automatique s’effectuant à partir d’une réserve d’eau de 4 litres vous assurant une tranquillité pouvant aller jusqu’à un mois ! En bonus, vous avez la possibilité de créer l’ambiance lumineuse de votre choix, grâce à un éclairage à LED directement intégré au pot. A noter : MEG s’adapte aux intérieurs comme à l’extérieur.

Prix : 142 €

6 – Eggling, l’oeuf-plante

Ces petits oeufs cachent bien leur jeu ! Cassez-en le sommet comme vous le feriez avec un œuf à la coque et vous aurez la surprise d’y voir germer des plantes : piment, menthe, pétunia, basilic, marguerite… le choix est vaste. Fabriqués en céramique, qui est un matériau poreux, il suffit de les poser dans une soucoupe d’eau pour les hydrater. Cet ingénieux système fait actuellement fureur au Japon.

Prix : à partir de 9,90 €

7 – Kit de terrarium de Green Factory

Les terrariums sont de véritables petits jardins autonomes très décoratifs qui amèneront une touche de nature dans vos intérieurs. Green Factory est une société française spécialisée dans ce type de composition végétal et qui propose des terrariums complets mais aussi en kit ! L’occasion de se lancer dans la confection de mini-jardins de verre et de profiter de l’expertise de professionnels.

Prix des kits : de 24 € à 28 €

Prix des terrariums : de 30 € à 380 €

8 – Un potager monpotager.com

Le concept est simple : choisissez une dimension de parcelle ainsi que les légumes que vous désirez. Observez-les pousser grâce à une application et une fois à maturité, faites-les vous livrer gratuitement ! A noter : si certains de vos légumes sont trop prolifiques, vous pouvez en troquer une partie contre d’autres produits de saison.

Prix : entre 49 € et 149 €

9 – Goutte de lotus de Nature & Découverte

Le lotus est une plante aquatique qui fascine. Nature & Découverte vous propose d’en faire pousser chez vous, grâce à un kit complet particulièrement bien réalisé. Livré avec un vase en forme de goutte d’eau et plusieurs galets de verre, vous pourrez observer les différents stades d’évolution des graines avant d’obtenir une ou deux fleurs. Une fois la plante trop imposante pour son récipient d’origine, vous n’aurez plus qu’à la transposer telle quelle dans un bassin en extérieur où elle aura davantage d’espace.

Prix : 9,95 €

10 – Microgarden par Tomorrow Machine

Développé par un studio de design suédois, Microgarden est une mini serre autonome au fonctionnement simplissime. Composé d’une pyramide hexagonale abritant une gelée à base d’algues, ce jardin d’intérieur ne demande aucun soin particulier. Les plantes se développent grâce à l’humidité de la gelée et à la transparence du matériau recyclé utilisé pour les parois. Adapté aux espaces réduits, Microgarden est un concept ingénieux qui ravira les jardiniers en herbe, les citadins en manque de verdure ou aux plus étourdis des agriculteurs urbains !

Prix : 24,90 €

11 – Presse à fleurs, Jardin au balcon

Cadeau idéal pour les apprentis botanistes ou les amoureux des fleurs séchées ! Cette presse vous permet de conserver la couleurs de vos fleurs préférées et de les collecter en herbier ou décorer vos enveloppes, cartons d’invitation… Laissez parler votre imagination !

Prix : 19,95 €

12 – Kit de création de mur végétal d’intérieur

Simple à installer et à entretenir, ce kit de plantation verticale vous permettra d’accrocher jusqu’à 16 plantes à vos murs pour donner des airs de forêts à votre intérieur.

Prix : Dès 65 €

Incroyables Comestibles, les jardiniers solidaires

Rennes, Marseille, Epinal, Paris… plus de 80 villes de France ont depuis quelques années vu apparaître des communautés de jardiniers d’un nouveau genre : les Incroyables Comestibles. L’idée de ce mouvement est simple : faire pousser des fruits et légumes en ville pour les distribuer gratuitement à qui veut.

L’agriculture urbaine peut prendre de nombreuses formes et celle pratiquée par les Incroyables Comestibles n’est pas des moins insolites. Considérant l’espace public comme terrain fertile potentiel, les participants à ce mouvement plantent des fruits, des légumes et des herbes aromatiques partout où cela semble possible (dans le respect des lieux) afin de mettre gratuitement et à disposition de tous leur production. Utopiste pensez-vous ? Pas vraiment. Depuis 2008, le principe fonctionne si bien qu’il a conquis des habitants aux quatre coins du monde et se retrouve aujourd’hui dans près de 500 villes tout autour du globe, en Australie, en Corée du Sud ou encore au Ghana.

Mais en France aussi, les signes se multiplient en ce sens. Ainsi, en 2011, des jardiniers urbains ont mis à disposition de la population parisienne leur production dans une immense corbeille installée au beau milieu du carrefour Cambronne et cette année encore, l’association La Plante Qui Tue est partie planter à Ivry.

Mais les micro-exploitations urbaines n’ont pas pour autant toujours bonne presse, notamment auprès des collectivités locales. Pour sécuriser leurs investissements, ces dernières préfèrent généralement associer les jardins partagés à un mode de gestion centralisé ou encore conserver un œil sur le circuit de commercialisation du produit.

“On ne se voit pas comme des concurrents pour la collectivité mais plutôt comme des complices nous la soutenant dans son projet urbain et écologique”, expliquent Yohann Duplan et Hugues Drouin de l’association Le Potager Paysan qui a planté en parallèle du “potager des Batignolles” une micro-exploitation à Nogent-sur-Marne (Val de Marne) .

Même son de cloche pour l’association Dijon Vert qui sous un statut associatif défend le projet d’agriculture urbaine et périurbaine sur la métropole dijonnaise. “Nous avons eu des propositions de coopératives, mais cela ne nous semble pas possible car nous gérons chaque jardin comme une petite entreprise individuelle avec chacun son fruit à vendre au marché, déclare Philippe Sutra , animateur de l’association.”

Dans le cas de ces deux projets (conçus et animés par une seule structure), les coopérateurs sont des particuliers qui plantent un légume sur “un bout de terrain partagé”

Le concept des Incroyables Comestibles (ou « Incredible Edible ») est né en 2008 au Royaume-Uni, à Todmorden. Alors que cette petite ville du Yorkshire est durement touchée par la crise, Pam Warhurst et son amie Mary Clear s’interrogent sur la capacité du gouvernement à nourrir la population en cas de pic pétrolier (rappelons que l’Angleterre se nourrit majoritairement grâce à l’importation). Afin de s’affranchir de cette dépendance, elles décident de créer des potagers au cœur même de la ville, où elles pourront planter de quoi alimenter les habitants des environs. Elles investissent ainsi toutes sortes de lieux : caserne de pompiers, écoles, commissariat… Elles jardinent et apprennent à chacun à faire de même, ralliant de plus en plus de monde à leur initiative. Parallèlement, les deux femmes mènent des campagnes d’information sur la nécessité de consommer des produits locaux, et explique aux habitants les enjeux économiques des achats quotidiens.

Le bienfondé de cette action est telle qu’elle fait rapidement beaucoup de bruit outre Manche et moins d’un an après la formation du mouvement, le Prince Charles lui-même rend visite à ses cofondatrices ! Un succès qui perdure, entériné par ailleurs en 2010, alors que le nuage de cendres provoqué par l’irruption du volcan islandais Eyjafjöll paralyse les importations et que le fait de pouvoir soi-même faire pousser ses fruits et légumes devient une vraie solution face aux stocks amaigris des rayons de supermarchés.

Aujourd’hui, la ville de Todmorden a complètement changé et ne cesse d’innover en matière d’agriculture locale, en créant notamment un centre d’entraînement à l’agriculture urbaine ou en fondant une entreprise sociale centrée sur la permaculture et l’aquaponie. Le mouvement quant à lui s’est exporté et la communauté des Incroyables Comestibles ne cesse de grandir. Partout dans le monde, des groupes de jardiniers bénévoles se forment, cultivant et partageant gratuitement les fruits de leurs récoltes. Les bienfaits de l’initiative sont systématiques et même si l’autosuffisance alimentaire (initialement visée) est rarement atteinte, il est indéniable qu’elle crée du lien social et pousse les participants – cultivateurs et consommateurs – à prendre conscience de l’importance et de la possibilité de consommer local.

A l’heure où l’on parle de réappropriation de l’espace public par les habitants des villes, les Incroyables Comestibles proposent une alternative intéressante, civique et solidaire, qui parvient même à entrer en accord avec les politiques de végétalisation participative pratiquées à Lyon, Marseille ou encore Paris. Ainsi peut-être verrons-nous bientôt des poireaux ou des épinards pousser à la place des campanules et des tulipes plantées dans les bacs à fleurs municipaux. Le mouvement étant ouvert à tous, il suffit de se lancer !

Paris : 100ha de végétalisation en plus d’ici 2020

La place de la nature dans l’environnement urbain est un élément prépondérant de la politique actuelle de la Ville de Paris. Depuis plusieurs mois, la Mairie fait appel à la population pour donner vie aux différents projets de végétalisation de la Capitale. Ce lundi 11 janvier 2016, c’est au tour des entreprises et des acteurs publics de s’engager.

Anne Hidalgo, Maire de Paris depuis 2014, a placé la végétalisation de la ville au cœur de ses objectifs prioritaires. Repenser le modèle urbain afin de rendre la ville plus respirable, optimisée et moins consommatrice en énergie, voilà l’un des grands défis de son mandat.

Après la mise en place du permis de végétaliser, la piétonnisation des berges de Seine et les différentes initiatives du programme « Du vert près de chez moi » ainsi que celles du vote participatif, la Ville semble mettre en place une véritable stratégie collaborative visant à introduire massivement le végétal dans la Capitale.

Elle vient d’ailleurs de lancer une consultation publique sur sa plateforme collaborative open data « Mairie Open » afin de répertorier tous les espaces publics municipaux susceptibles d’héberger des projets de plantations.

Cet appel à manifestation d’intérêt ouvre droit à compensation financière pour les propriétaires souhaitant réaliser des plantations sur le domaine public. Il’agit donc d’une démarche très intéressante pour les propriétaires privés.

 

Collaboration avec les entreprises privées et partenaires publics

L’une des ambitions de la Mairie de Paris est d’intégrer cette nature au-delà des parcs et jardins. D’ici 2020, fin de son mandat, Anne Hidalgo souhaite ainsi augmenter de 100 hectares la verdure parisienne (dont un tiers d’agriculture urbaine) en s’appuyant sur les possibilités du bâti végétalisé.

Cette opération est coordonnée par la Ville de Paris à l’aide d’un partenaire solide, le Bureau de L’Urbanisme et de l’Environnement (BUVE), qui vient en aide aux particuliers et professionnels souhaitant s’engager dans ce domaine.

Afin de faciliter les choses pour les propriétaires privés intéressés, Anne Hidalgo a annoncé qu’elle mettrait à leur disposition un « kit pratique », comprenant documents relatifs au calcul des surfaces éligibles, plan de masse àindre, règles d’implantation ou encore référentiels de plantation.

Ce « kit pratique » sera disponible sur le site de la ville de Paris en début 2015.

Les grandes villes européennes, dont Paris, sont confrontées à des problèmes importants de pollution (de l’air, de l’eau), qui ne peuvent se résoudre que par une action globale et coordonnée au niveau local afin que les effets bénéfiques se fassent sentir rapidement. En tant que capitale française, Paris a choisi d’agir en première ligne.

Initiée par la mairie de Paris, la démarche « CityTree » a pour objectif d’intégrer des écosystèmes urbains naturels sur les toits des bâtiments publics afin de purifier l’air et absorber le CO2de la ville.

City Tree est une solution unique au monde qui permet d’assurer ces fonctions essentielles : produire de l’oxygène à très grande échelle, filtrer les principaux polluants atmosphere.

Afin d’atteindre cet objectif, Paris a demandé la collaboration d’acteurs économiques, publics et privés, prêts à s’engager auprès de la Ville de façon concrète dans la mise en place d’une végétalisation sur toits et façades. Ce 11 janvier 2016, sous l’impulsion de Pénélope Komitès, adjointe à la Maire en charge des espaces verts, de la nature et de la biodiversité, 33 partenaires ont ainsi signé la charte « Objectif 100 hectares ».

Par cette signature, ces collaborateurs prennent part au renforcement de la place de la nature dans la ville en proposant des surfaces destinées à être végétalisées dans le cadre de 2 appels à projets. Parmi eux, Monoprix, ERDF, RATP, JC Decaux, Eau de Paris ou encore Habitat Social Français. Une alliance qui permet à la Mairie un soutien de taille dans sa lutte contre l’émission des gaz à effet de serre et les ilots de chaleur urbains, compte tenu du patrimoine immobilier détenu par ces enseignes.

Des projets à venir

Les appels à projets lancés aux « Paris-culteurs » visent à faire émerger 40 projets innovants à développer à Paris : 20 de végétalisation, 20 d’agriculture urbaine. Tous devront être « zéro phyto » et économes en eau. Les projets recensés seront recueillis dès avril et passeront devant un jury international en septembre, pour une mise en place dès 2017.

La signature de cette charte marque un début dans la mise en place de partenariats. La Mairie de Paris attend d’autres souscripteurs. De son côté, elle poursuit sur sa lancée : la municipalité annonce d’ores et déjà la plantation de 500 000 arbres d’ici 2020 et s’engage à installer 20 hectares supplémentaires au sein du patrimoine appartenant à la Ville. Cette promesse concerne les équipements existants (collèges, bibliothèques, complexes sportifs) mais surtout ceux à venir, car désormais chaque nouveau bâtiment construit devra comporter un mur ou une toiture végétalisée.

Autre projet de taille : la Mairie est aujourd’hui en quête d’un terrain de 2000 à 2500 m² afin d’élaborer une ferme urbaine en plein Paris ! A bon entendeur…

Un astronaute fait pousser des fleurs dans l’espace

Samedi dernier, l’astronaute américain Scott Kelly a émerveillé la twittosphère en partageant la photo d’une plante ayant fleuri à bord de la station spatiale internationale. Une prouesse qui présage la possibilité de jardiner au delà de la stratosphère.

Faire pousser des végétaux dans l’espace est l’un des défis que la NASA tente de relever depuis plusieurs années. Si en 2014, les astronautes de l’ISS avaient fait parlé d’eux en obtenant des laitues à bord de la station, c’est aujourd’hui au tour de l’américain Scott Kelly de faire sensation avec l’éclosion d’une fleur ! Une réussite obtenue grâce à un système hydroponique appelé VEGGIE, reproduisant les conditions terrestres à 400 km de la surface de la Terre… la gravité en moins.

La grande difficulté de ce projet consiste justement à parer à cette apesanteur. Comment l’eau d’arrosage se diffuse-t-elle du sol à la plante ? Comment une plante à tige s’acclimate-t-elle à l’absence de gravité ? Des questions que la culture du zinnia, fleur haute sur tige et au cycle de croissance particulièrement long devait permettre de répondre.

En effet, si les premières pousses de zinnia ont pu être récoltées fin octobre 2014, le temps a manqué pour présenter aux responsables du projet des images à l’appui. Cette découverte a donc été faite au cours de cette mission et finalement diffusée par Scott Kelly lui-même sur son compte Twitter officiel.

La plante est une variété d’un genre appelé Zinnia que la NASA qualifie elle-même d’agressive comme on peut le voir sur ses propres documents.

L’exploit est tout de même remarquable, la tige mesurant plus d’un mètre de haut et donc menaçante pour les astronautes en effet! On va régulièrement demander au staff de l’ISS ce qu’il advient des plantes cultivées depuis bien longtemps par les candidats-astronautes du projet VEGNA (Vegetable Production System) pour enfin pouvoir obtenir des plants sans encombre. Dernier point enfin rappeler que cette mission STS-135 reste la dernière dans l’histoire de la navette!

Les astronautes ont donc fait avec les ressources proposées et ont réussi à faire pousser une sorte de Zinnia qui a passablement grandie au bout d’un peu plus d’un mois, puisque cette variété est indiquée pour des croissances soutenues jusqu’à 100 centimètres .

D’autre part si le tweet ne mentionne pas que cela fut « attrapé » avant qu’il ne devienne gênant ce qui nous fait une belle jambe et si le résultat est tout de même appréciable, cela reste surtout un joli coup de pub pour la NASA dans un contexte pas forcément très propice à l’agriculture.

Jardiner comme à la maison

Les prédécesseurs de Scott Kelly se sont donc lancés dans la plantation des zinnias, mais rapidement, ils se sont aperçus que l’eau d’arrosage perlait systématiquement sur le bord des feuilles et à terme faisait moisir la plante… A son arrivée, l’astronaute américain a donc demandé à la NASA l’autorisation de ne plus suivre le planning d’entretien des fleurs, mais simplement de se baser sur ses propres observations pour s’en occuper, comme il l’aurait fait avec son jardin du New Jersey. Deux semaines plus tard, le premier zinnia extraterrestre voyait le jour !

C’est ainsi qu’il a pu déclarer avoir fait pousser la première fleur de l’espace, ce 16 janvier 2016. A vrai dire, il s’agit plutôt du premier zinnia à avoir fleuri dans l’espace, car, même si elles ne sont pas légion, d’autres fleurs y ont déployé leurs pétales (un tournesol en 2012 et une arabette des dames en 1982). Parmi les autres types de végétaux à avoir poussé au-delà de notre stratosphère, on retrouve le blé, le radis, le petit pois ou le chou chinois.

S’il est bien sûr difficile de savoir si ces végétaux ont réellement poussé en l’espace d’une année, il est plus que probable qu’ils soient bel et bien développés. En effet, derrière ces expériences se cache surtout une volonté technologique : faire pousser des plantes en apesanteur permettrait potentiellement à l’homme de coloniser les planètes.

Mais pourquoi jardiner dans l’espace ?

L’utilité d’un tel projet permet à la NASA de mettre en place une mission prévue pour 2030 : celle d’envoyer des humains sur Mars ! Faire pousser leurs propres légumes permettrait aux astronautes de subvenir en partie à leurs besoins alimentaires durant les 6 mois nécessaires pour parcourir les 500 millions de kilomètres qui séparent les planètes bleue et rouge.

Par ailleurs, manger des produits non déshydratés est bénéfique aux équipes et joue un rôle non négligeable sur leur moral. Enfin, il est prouvé que le côté récréatif du jardinage ainsi que la perspective de faire pousser des plantes dans un environnement aussi isolé que celui d’une navette spatiale apporte des bénéfices psychologiques indéniables aux astronautes.

Ainsi, les zinnias de Scott Kelly annoncent une chose : l’Homme commence à vraiment comprendre comment cultiver dans l’espace ! Une conclusion qui devrait se vérifier en 2018, avec une mission embarquant avec elle des graines de tomates.

Ville fleurie : un label en mutation

Existant depuis 1959, le label Villes et Villages Fleuris n’a jamais autant été dans l’air du temps ! Qualité de vie, biodiversité, écologie… les critères évalués font clairement écho à la tendance végétale actuelle et indique désormais un vrai positionnement de la part des municipalités.

Aujourd’hui 4652 communes de France peuvent s’enorgueillir d’une récompense obtenue au concours des Villes et Villages Fleuris. Sous la tutelle du ministère de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi en charge du tourisme, le CNVVF* distribue chaque année ses petites fleurs rouges en guise de bons points aux municipalités de l’hexagone ayant développé de façon significative la place du végétal au sein de l’espace urbain.

La 56e cérémonie du genre s’est déroulée le 23 février dernier, et de nombreuses communes comme Courbevoie, Vénissieux, Ormes ou encore Caluire-et-Cuire se sont vues récompensées après examen de leur candidature par le jury.

Un évènement qui a permis à l’équipe de Val d’Orge Habitat, maître d’œuvre du programme immobilier Orne Plaza à l’espace commercial des Garennes à Viry-Châtillon et ses partenaires fonciers, la Semader et le promoteur Unibail Rodamco, de récolter les honneurs pour son implication significative en matière de végétalisation.

H2: Un engagement en faveur du végétal

Existant depuis plus de 50 ans, le label des Villes et Villages fleuris a évolué avec le temps. Si certains critères d’évaluation sont encore uniquement axés sur le tourisme et la mise en valeur esthétique des communes, d’autres ont été ajoutés de sorte que désormais, en plus de témoigner de l’attractivité d’une localité, ce prix atteste d’un réel engagement environnemental de la part des municipalités.

Le jury du CNVVF accorde en effet aujourd’hui une place primordiale au respect de l’environnement sur sa grille d’évaluation des aspirants au label. Alternatives aux pesticides, valorisation des déchets verts, protection des sols, économie des arrosages, plan vert, développement durable… les éléments témoignant de la motivation des communes doivent obligatoirement indiquer une réelle sensibilité à l’égard de l’écologie.

Mais cette implication ne doit pas être que municipales. L’évaluation prend aujourd’hui également en considération la capacité des villes candidates à mettre en avant l’importance de l’environnement dans les animations sociales. Activités autour de la thématique végétale, ateliers de jardinage ou campagnes de sensibilisation à l’écologie sont autant de moyens à disposition des communes pour partager leur engagement avec les populations locales et élargir ainsi la place accordée à la nature dans la vie quotidienne.

Une fois ces critères validés par le jury, les municipalités lauréates ne doivent pas s’arrêter là. Leur niveau d’implication en termes d’environnement doit être constant, sous peine de se voir retirer la fameuse petite fleur. De même, pour en gagner de nouvelles, elles devront redoubler d’efforts et d’initiatives. Un engrenage en faveur de l’écologie qui s’apparente à un engagement pérenne et qui exprime une volonté de la part des communes de mettre en place ou de faire reconnaitre une ligne politique plus verte.

H2: La biodiversité : bientôt un critère clé ?

Et si le CNVVF allait plus loin dans son engagement environnemental ? C’est en tout cas ce que laissent présager les évolutions subies par le label ces dernières années. Considérant la ville comme un écosystème particulier, le Conseil des Villes et Villages Fleuris souhaite aujourd’hui favoriser le rétablissement d’un juste équilibre entre l’homme et son environnement.

Afin d’harmoniser cette cohabitation, le CNVVF encourage les municipalités, par l’évolution de sa grille d’évaluation, à développer la place de la nature au sein de l’espace citadin en multipliant les espèces et en protégeant la biodiversité végétale et animale des zones urbaines. Ainsi, parmi les critères observés, on voit apparaître de nombreux points abordant la question, tels que la diversité des variétés botaniques plantées, la pertinence des choix en matière de plantes sélectionnées et la valorisation du patrimoine naturel local.

Cette volonté de favoriser la biodiversité s’illustre d’ailleurs de façon éloquente par un tout récent partenariat. Le CNVVF et l’Observatoire Français d’Apidologie, organisme s’intéressant aux abeilles et à leur environnement, se sont en effet entendus afin de créer une nouvelle distinction : la « Mention spéciale pour la démarche mellifère ». Celle-ci est désormais attribuée à une municipalité de France permettant, grâce à la plantation massive de fleurs nectarifères, le repeuplement des abeilles. Cette récompense a été remise pour la première fois cette année, et c’est la ville de Chatillon-sur-Chalaronne (Ain) qui l’a remportée.

Le CNVVF associe le végétal à l’attractivité d’une commune depuis sa création et, de fait, il a toujours placé la nature au cœur de ses démarches. Aujourd’hui, le Conseil semble aborder le sujet plus en profondeur et se fait l’émissaire de causes environnementales auprès des municipalités françaises qui le sollicitent. L’affluence de candidatures reçues chaque année à l’obtention de ses petites fleurs rouges témoigne de la valeur du label et semble exprimer une volonté unanime sur le territoire français de développer l’essor des villes vertes.